Le Rom@n TIC

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vendredi, janvier 27 2012

Et la gagnante est...

Bon, où est-il, ce centre ? Je l’ai peut-être dépassé... J’aime bien marcher mais là, je n’en peux plus. J’ai faim ! Les rues sont mal éclairées, je ne sais pas trop où je suis, je n’ai plus de gâteaux, il ne manquerait plus que je ne sois pas au bon endroit et qu’il n’y ait pas de restaurant, et qu’au final je me trouve sur une route avec des voitures, et que je tombe en voulant les éviter et que je me fasse mal. En plus, maintenant, il fait nuit, il y a du brouillard et j’ai froid ! Je commence à désespérer… J’aurais mieux fait de rester chez moi. Je marche depuis ce matin, et je ne trouve toujours pas ce fichu centre ! Et puis ma mère me manque un peu… Mais je ne suis pas toute seule, mon petit serpent est avec moi, pourquoi je dramatise ! Ca doit être maman qui dramatise, en pensant à tout ce qui a pu m’arriver. Je me demande quelle est la pire idée qu’elle ait eue, il faudra que je l’appelle. Quand je repense à la façon dont je l’ai rembarrée ! Je regrette de ne pas lui avoir laissé une lettre sur le bureau. Je lui téléphonerai quand je serai au centre. Si je le déniche ! En attendant, je fais ce que j’ai toujours fait, je marche. Mon ventre crie famine. Je mangerais bien un gâteau au chocolat… Tiens, de la lumière… Je vais aller voir ce que c’est…

OFEMQ ! C’est là ! A manger, à boire, du chauffage… Ahhhhhh !

Dans sa précipitation, Emilie n’avait pas vu l’escalier à descendre pour atteindre le centre. Quand elle eut fini de rouler jusqu’en bas des marches, elle était évanouie. Son serpent se glissa dans la salle où les autres étaient arrivés dans l’après-midi. Ce fut le chaos général : tous les jeunes étaient montés sur la table et criaient. Aku les calma, alla dans le couloir voir d’où venait le reptile et trouva Emilie, la ramena.

- Ah ! Mes yeux ! Ca brûle ! Où je suis ? ! Qui sont ces gens ? ! Maman ! Et puis : Aïe, ma tête ! J’ai mal ! Je sens plus mon bras ! Et Nigi ! Où est Nigi, mon serpent ?! Nigi ?!

- Tout doux… Bienvenue… J’ai mis ton Nigi dans une boîte et tu vas appeler ta maman pour la rassurer. Et c’est normal si tu as mal, tu es tombée dans l’escalier.

Jeu dangereux

L'ambiance était pesante. Bien pesante. Le moniteur tapa deux fois dans les mains, se racla la gorge avant de proposer : « Bon, pour détendre l'atmosphère, je vais vous présenter un jeu. » Quelques grognements accueillirent la déclaration. Ils provenaient principalement de Quentin et Oriana. Yuuki leva les yeux, intéressée. Florence rougit violemment. Aku laissa passer quelques secondes, évalua les réactions, avant de continuer : « C'est très simple, vous prenez une feuille, vous décrivez votre caractère en quelques lignes, anonymement. On met tous vos billets dans un chapeau, j'en pioche un, je le lis à voix haute et tout le monde cherche à savoir qui c'est. Pas de triche, d'accord ? » En disant cette dernière consigne, il n'imaginait pas à quel point elle ne serait pas respectée.

Yuuki toujours aussi docile en apparence commença immédiatement. Florence, elle, ne savait que mettre. Elle hésita, puis se lança. Quentin ne regardait pas sa feuille. Ce n'est pas pour moi. Il croisa le regard noir d'Aku et se mit immédiatement au travail. Oriana se refit une beauté, se plaignit de la tête de son stylo, le saisit à contre-coeur et... le reposa. Elle venait de se casser un ongle. Le moniteur passa près d'elle, lui tendit un autre stylo. Grave erreur... Elle le regarda avec provocation. La seconde d'après, elle notait un tas de choses. On ne connaîtrait le « résultat » que bien plus tard...

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L'odieux des adieux

A présent, le monde que Yuuki avait connu ne serait plus jamais le même. Sa séparation de Yaka’ et sa famille, c’était maintenant ! Elle se retourna lentement comme dans un mauvais film d’horreur, mais elle n’en prit conscience que lorsque son geste fut terminé. Elle regarda Yakarire qui pleurait. Elle le serra dans ses bras, avec la plus grande force dont elle était capable… Ses adieux avec la mère de ce même Yaka’ furent beaucoup plus formels.

Oriana ne voulait, mais alors vraiment pas, rester ici. Elle serrait le col de Paul plus comme une balle antistress que comme un col. Mais elle sentait déjà son maquillage s’ébrécher, se craqueler. Elle lâcha donc son jouet zen pour prendre sa trousse de maquillage. Malheureusement pour elle, Paul était bien loin d’être aussi stupide que ce qu’imaginait Oriana, et celui-ci prit la tangente en moins de deux. Elle se retrouva alors « seule », désemparée dans ce monde boueux.

La mère de Florence susurra à sa fille effrayée :

- Ne t’en fais pas, ma chérie.

- Et je devrais faire quoi ? Vous me laissez là ! Comme un chien qu’on dépose à la SPA !

Elle tremblait de tout son corps, flocon chutant du plafond de ce monde, et cela n’était pas qu’une image, ses genoux flanchaient déjà, elle tomba, à genoux, en pleurs… Elle avait froid à présent, elle rouvrit les yeux face à la sortie… et rien. Une agglomération de brindilles comme dans les westerns aurait pu passer car devant elle, il n’y avait rien.

- Quentin ? Quentin !

Ils me font signe de venir avec eux ?  Ah, ils veulent que je leur dise au revoir. Je vais leur tourner le dos.

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jeudi, janvier 26 2012

Suivez le guide...

On commença par les chambres, elles intéressaient tellement les parents. Les deux pièces, SEPAREES, étaient presque identiques. Des lits superposés, une fenêtre rose fuchsia avec des autocollants Goodbye Kitty pour les filles, une fenêtre bleue noire d’idéogrammes japonais pour les garçons. Pour finir, il y avait un truc informe dans un coin de chaque chambre qu’Aku nomma : « armoire ».

- C’est Bob Karveseritinoyokaritalo qui a fait la déco. Je sais. Il m’a fallu une vie pour arriver à prononcer son nom.

Tous s’exclamèrent : « C'est quoi cette déco ?! »  

Aku répondit qu’elle serait à la mode dans les années 3000, avant d’inviter les gens à poursuivre la visite : la bibliothèque (« horreur, que des livres ! » ), la salle de musique (une sorte d’amphithéâtre), la salle multisports, les douches (sobres mais propres), la véranda avec vue sur le roc d’Anglars et enfin la cuisine. Problème : spacieuse mais encombrée d’installations d’un autre âge. Carrelage blanc étincelant… luisant de gras. Vaisselle sale dans un évier pourri où traînaient, au fond, de vieux cheveux.

- Oui, mais…

- La nourriture, ici, est tout ce qu’il y a de plus sain ! D’ailleurs, notre cuisinier va bientôt prendre son service pour préparer le dîner des jeunes, si vous voulez bien sortir…

- Oui, mais…

- D’ailleurs, je crois qu’il est grand temps pour vous de prendre congé de vos enfants.

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lundi, janvier 23 2012

Discours d'accueil - Oui, mais...

Les " invités" furent bientôt réunis dans la grande salle à manger du centre.

« Chers jeunes, chers parents, amis… Il manque une candidate à l’aventure, mais nous allons démarrer sans elle… Tout d’abord, bienvenue à l'OFEMQ (Organisme de Formation de l'Elite du Midi-Quercy). Je suis Walter Letos, le mono du centre, mais appelez-moi Aku. Comme vous le savez, nous accueillons les adolescents qui ont de légers problèmes pour des séjours qui leur permettent de se détendre et d’améliorer leurs performances dans de nombreux domaines. Nous pratiquerons plusieurs activités telles que l’escalade, la spéléologie, le vtt, le canoë-kayak, de la randonnée… et nous irons camper dans les bois. Pendant ce séjour, les appareils électriques seront interdits à l’intérieur du centre. Les repas se prendront à 7h, 12h30, 19h. Le couvre-feu est à 22h. »

Une femme se leva et dit : «Euh, excusez-moi de vous couper mais est-ce que les garçons dormiront séparément des filles ? »

- N’ayez aucune crainte, les chambres sont séparées.

- Oui, mais…

- Les douches aussi sont séparées.

- Oui, mais…

- De toute façon, il n’y a qu’un garçon !

Ce ringard de moniteur a commencé son discours de bienvenue… Pendant ce temps j’écoute « TNT »… Non mais qu’est-ce qu’ils ont  tous à me regarder, ces débiles, ils n’ont jamais vu un gothique de leur vie ou quoi ? Je vais leur lancer mon regard le plus méprisant possible et me replonger dans ma musique.

Yuuki observa à travers ses cils le gothique qui répondait – ne répondait pas ! – au nom de Quentin. Il était assez beau gosse, enfin, sa beauté était plutôt intérieure. Bon, pour tout dire, son aura était d’une noirceur effroyable. « Ce n’est pas mon style » décida-t-elle d’emblée. Mais son « autre elle » réagissait à sa présence. Elle aurait du mal à la maintenir encore longtemps au plus profond de son âme. Elle croisa son regard, il le détourna une seconde avant qu’elle fasse de même. « Il est peut-être sympa, finalement … » pensa-t-elle.

C’est qui celui-là ? Avec ses mèches vertes dans les cheveux et ses habits tout noirs… aucun goût ! Pire : dégoûtant ! Son t-shirt troué, quelle honte ! Et ce pantalon plein de boue ! Et ses chaussures, ça fait combien de temps qu’il les a ? Elles datent d’au moins deux mois ! On dirait un clochard pouilleux avec du vomi dans les cheveux. Je ne sortirais même pas de ma chambre habillée comme ça !

Florence était encore plus horrifiée qu’Oriana. Elle grelotta : « Je ne l’aime  pas, pas du tout… Il me fait peur avec sa maladie… il ne faut surtout pas qu’il s’approche de moi… »

Aku intervint : « Il dormira avec moi ! »

- Oui, mais…

- Les jeunes ne sortiront pas sans être accompagnés. D’autres questions ?

- Oui, mais…

- Personne ? Passons à la suite. Je vais vous demander de me… suivre, afin de visiter nos locaux.

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vendredi, janvier 20 2012

Des forêts, loin du monde, des falaises...

Oriana regarda par les vitres teintées : pas de boutiques, mais des forêts ; pas de personnes célèbres, mais des paysans et des vaches. Elle se sentit perdue. Ici, elle serait loin de sa fortune et de ses chaussures à talons. Elle serait loin du monde, loin de tout. La limousine s'immobilisa, elle stressa énormément : « Non ! Je vous en supplie ! Ne me laissez pas descendre ! » cria-t-elle à Paul en l'attrapant par le col de son costume.

Florence aussi stressait, angoissait et même tremblait, la réalité alentour s’en trouvait troublée… Elle était au bord des larmes.... Les autres… La voiture s’arrêta trop brusquement, et le choc lui enleva sa retenue, elle laissa s’écouler ses larmes… Il y eut, après ça, un : « Ca va, Flo ? » Eh bien non, comme d’habitude, non… Elle osa sortir de l’habitacle, mais traîna les pieds... et s'assit après une courte marche. « Les autres » l'attendaient.

« Quentin, nous sommes bientôt arrivés », grommela le beau-père.

Enfin, on approche... Pas trop tôt ! Ils ont enfin arrêté de se crier dessus, devant, maintenant ils boudent. Les rocs qui entourent Saint Antonin sont super hauts… J'imagine le nombre de personnes qui se sont jetées du haut de ces falaises ! Et puis, dans les bois, il doit y avoir des loups, j'adore les loups, ils sont rapides, puissants, et ce sont des créatures de la nuit... J'adore les loups. Je préférerais vivre avec eux plutôt qu'avec ma mère et mon beau-père et leurs interminables disputes. Voilà le village ! Je m'attendais à le trouver ennuyeux, normal mais il est sombre, avec des ruelles tortueuses, un lieu propice au meurtre !

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Saint-Antonin ?

C’est… ça, Saint Antonin ?

- Encore désolée Yuuki, de ne pas pouvoir te garder… Je suis vraiment désolée, s’excusa platement la mère de Yakarire. Pendant ton séjour au centre, je te chercherai une famille d’accueil adaptée.

- Non, non ! Ne vous inquiétez pas ! voulut la rassurer la jeune fille en rougissant. Cela faisait plus de dix ans qu’elle vivait avec eux, et elle n’était toujours pas capable de la tutoyer.

- C’est pooouuurrriii, Saint Antonin. Y’a que des vieille baraques ! S’insurgea Yakarire. Ma vieille, tu vas t’en faire, des montagnes, parc’que y’en a un paquet rien qu’aux alentours. Bonne chance !

- Ah ! Euh… Merci ! balbutia Yuuki, gênée mais toujours souriante.

- Jacques ! Surveille ton langage, le gronda sa mère. Surtout que Saint Antonin est un très beau village historique, avec de belles pierres. Profites-en pour te cultiver, parce que c’est ce qu’il te manque. De la CU-RIO-SI-TE ! martela-t-elle. Et toi, ma petite Yuuki, tu aimes ?

- Euh… Oui, j’aime bien, dit-elle, ne voulant pas contrarier cette mère à forte personnalité.

Mère. Maman. Des types en noir. Les corbeaux. La mort. Et « l’autre ». Yuuki refoula difficilement ses sombres pensées. De ses yeux, même onze ans après, perlaient des larmes de détresse. Yakarire connaissait bien cette expression. Il prit sa meilleure amie par le bras et dit gentiment : « Viens Yuuki, on y va… » La jeune fille se laissa emmener docilement, comme à son habitude. Elle ne contrariait jamais personne. Conciliante. Douce. Gentille.

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Emilie !

Il n'y avait qu'Emilie à vouloir absolument ce voyage. Sa mère n’était pas d’accord. - Qui t’a mis cette idée en tête ? - Personne, j’ai vu ça sur Facebook. - Tu n’iras pas. - Si ! - J’ai dit : non. Emilie avait tapé du pied par terre. Sa mère lui avait donné une claque. La jeune fille avait crié : « Je ne t’ai pas demandé ton avis, bouffonne ! » puis foncé jusqu’à sa chambre et claqué la porte. Avant le lever du jour, elle fugua. Elle partit à pied, en emportant toutes ses paires de chaussures. Elle les aimait. Elle leur avait donné des noms : il y avait les Croco Sportif pour courir, les Victoria pour courir plus vite, les Reeplouc pour marcher dans la boue, les Nickel pour les soirées, les Conserve, qu’elle ne mettait jamais... Elle prit aussi d’autres « choses » qu’elle adorait : son serpent, un cobra désenvenimé qu’elle appelait Echarpe – elle s’en servait d’écharpe – et dans son sac, des vipères. Quand une voiture passerait, elle la fouetterait avec. Elle avait horreur des voitures.

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Florence, Quentin, et...

Florence, elle, se tut jusqu’à son arrivée. Elle aurait aimé être avec Dumbo, son cheval, resté dans le pré de ses grands-parents. Lui dire qu’elle ne voulait pas y aller. Elle ne voulait pas voir les autres, elle avait peur, très peur des gens. Elle avait oublié son bâton de twirling et il lui manquait déjà. Non, elle ne voulait pas y aller. Elle regardait la photo de son cheval et elle avait envie de lui parler. Elle ne voulait pas y aller.

Quentin non plus. Sur le siège arrière, il écoutait Slipknot, son groupe préféré. Cette musique le faisait partir… Et son beau-père au volant commença à hurler. Il entendit son beau-père « gueuler » alors que le son de son Mp3 était au maximum. Il se rongea les ongles, nerveux à l’idée de laisser seules sa mère et sa sœur avec ce sale type.

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Oriana

Ce même matin, Oriana quitta son quartier chic de Paris, conduite par Paul, son chauffeur, dans la belle limousine de son père. Elle se demanda si elle n’avait pas oublié son maquillage et son miroir qui ne la quittaient jamais. Ses parents avaient souhaité qu’elle parte là-bas pour découvrir une autre vie que celle de milliardaire. Elle se demanda ensuite si elle n’avait pas oublié son survêtement « friqué » à paillettes dorées. Elle retourna sa valise pour le retrouver, c’était son survêtement fétiche. Puis elle questionna Paul : Là-bas, y aurait-il des banques ? Et si oui, y aurait-il des boutiques de marques et des bijouteries pour dépenser l’argent ? Elle partait pour une « espèce de colonie »... Elle n'avait jamais entendu ce mot auparavant. Serait-elle logée dans un hôtel 5 étoiles ? La servirait-on comme le faisait Alexandre, son majordome ? Y aurait-il de beaux garçons ? Oriana posait des questions mais elle craignait le pire. Elle supposait que le premier truc qu'elle verrait en sortant serait de la terre mouillée, des porcs, et qu'après elle mangerait des patates tous les jours...

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Yuuki

Yuuki, Oriana, Florence, Quentin et Emilie ne se connaissaient pas encore.

C’était une belle matinée d’été ensoleillée pour Yuuki, aucun corbeau à l’horizon. Et les parents de son ami Yakarire lui annoncèrent qu’ils ne pouvaient plus la garder. La mère de Yaka’ venait de se faire virer. Plus assez d’argent pour la garder. Ils dirent à Yuuki qu’ils allaient trouver une maison pour elle, pour qu’elle prenne un nouveau départ. Le sourire de son ami, toujours de bonne humeur, s'effaça soudain en apprenant qu’ils allaient être séparés. Pendant le trajet, Yuuki réfléchit à son avenir dans un nouveau lieu, tout en remuant sans cesse son passé douloureux. Oui, elle repensa à son ancienne vie et finit par se dire que celle qui se présentait ne pourrait que lui apporter une nouvelle chance de repartir à zéro, et que de toute façon, ça ne pourrait pas être PIRE. Et puis, elle avait pris son katana, elle le serra contre elle.

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mercredi, décembre 14 2011

Tout le monde en parle

http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/14/1239195-caussade-les-eleves-en-font-tout-un-rom-n-tic.html

vendredi, décembre 9 2011

Merci Magali !

Un grand merci à Magali Herbert, qui est venue le jeudi 8 décembre faire partager son expérience d'écrivain aux jeunes auteurs du Rom@n TIC de Nègrepelisse et Caussade. Elle est la (fée) marraine de la saison 4 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi, décembre 1 2011

ça y est... nous avons recommencé !

Premier soir, prise de contact et déjà premiers efforts. Nous créons nos nouveaux personnages mais chut... Il est encore trop tôt pour en parler.

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jeudi, juin 30 2011

Fin d'année...

John Bordas ayant définitivement (ou pas ?) perdu la tête, et surtout la fin de l'année scolaire étant là, il nous faut penser à clore cette saison riche en joie partagée d'écriture.

Isabelle Belaygues, professeur-documentaliste du collège Pierre Darasse de Caussade, Jean-Michel Tartayre, professeur de français du collège Pierre Bayrou de Saint Antonin et Nicolas Pechmezac, médiateur du livre de l'association REEL disent un grand BRAVO aux jeunes auteurs de la saison 3 : Alexia, Antoine, Arnaud, Cloé, Cloé, Clément, Cyrille, Félix, Géraud, Guillaume, Ibrahim, Iseline, Julie, Lauren, Lydie, Lucas, Malone, Marie, Matthieu, Mélina, Neil, Nils, Perine, Rémy, Rémy, Romane, Samuel, Sandie, Sylvain, Swann, Théo, Thomas, Tito, Ugo, Yohan, Yuma.

Merci aussi aux jeunes de la Maison des Arts de Nègrepelisse.

Peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures littéraires...

Bonnes vacances à tous !!!

lundi, juin 27 2011

John avait-il vraiment perdu la tête ?

John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se sentit bizarre pendant un court moment, puis il reconnut l’auberge de son jeu vidéo, celui auquel il avait joué juste avant la coupure d’électricité. Il était dehors, en face du fameux « bar ». Et il pleuvait des cordes, oui, des cordes ! A ce moment même, il aperçut Lola à travers la fenêtre en train de servir une bière à quelqu’un. John entra en vitesse dans l’auberge, puis essaya de parler à Lola. Il était un peu angoissé, puisqu’il ne savait toujours pas parler aux filles, surtout à celle-là, mais il prit sur lui et la rejoignit. N’osant pas, il chercha un ordinateur pour lui écrire un mail. Mais à cette époque, trouver un ordinateur s’avérait impossible, et surtout sur une île déserte. Il dût, pour la première fois de sa vie, prendre une plume et de l’encre pour écrire une lettre.

John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se sentit bizarre, pendant un court moment, puis il reconnut l’auberge de son jeu vidéo, la fameuse ! Jeu vidéo auquel il avait joué juste avant la coupure d’électricité. Il était dehors, en face de ce bar aux allures de pub irlandais. John contempla la porte toute de bois faite, l’enseigne, peinte sur la porte comme les stickers modernes, était répétée de nombreuses fois à tel point qu’on ne pouvait discerner que la couleur dominante, à savoir le JAUNE !

Avait-il vraiment perdu la tête ? Jaune, comme l’astre lumineux. Alors qu’il pleuvait des cordes, oui, des cordes ! John attrapa un bout en songeant qu’il en aurait sûrement besoin. A ce moment-même, il aperçut Lola à travers la fenêtre en train de servir des bières à des marins déjà ivres. Deux émotions contradictoires vinrent le bouleverser : d’un côté, une joie immense de la retrouver, de pouvoir la serrer contre lui, de la revoir se morfondre entre les tables. Mais il trouvait un peu réducteur de cantonner sa bonne amie à ce rôle secondaire de serveuse – néanmoins parfaite.

John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se décida à entrer dans le bar. Il voulait parler à l’idole. N’osant pas l’aborder, il chercha un ordinateur pour lui écrire un mail, oubliant qu’il était dans des temps bigrement reculés. Il dut se résoudre à prendre pour la première fois de sa vie une plume, de l’encre et écrire.

John avait-il vraiment perdu la tête ?

jeudi, juin 23 2011

Madame T-Rex

Quand il revint à lui, il était sur le dos d’un ptérodactyle ! Il commença à essayer de le piloter. Quand il s’aperçut que des falaises était juste en dessous de lui, il tira sur les ailes du dinosaure et se dernier se mit à cabrer. John tenta de s’agripper aux pattes mais il tomba… sur un tas d’excréments de diplodocus ! Bienvenue dans la préhistoire… Un groupe d’homme avec des massues à piques le firent prisonnier, l’attachèrent à un tronc d’arbre avec de la peau d’animal, et l’emmenèrent dans une caverne. On lui fit manger quelque chose, on prépara un feu, John s’endormit dans la douce chaleur… A son réveil, il découvrit que les hommes n’étaient plus là et surtout… que l’os de son genou droit n’était plus là ! Il prit près du feu une bûche pas encore calcinée, un silex, et il se fabriqua une jambe de bois. John Bordas, pirate de la préhistoire. Il tenta de se lever. Au premier coup, il n’y arriva pas. Après plusieurs essais, il parvint à se redresser. Il sortit lentement de la grotte, entendit un rugissement de T-Rex… et se retrouva « nez-à-nez » avec une femelle qui voulait protéger son petit qui venait de naître. John la regarda et ses yeux lui firent penser à Lola.

Oui, oui, les yeux de T-Rex, c’est vachement beau, ne rigolez pas ! « C’est rien que les yeux alors qui me font penser à Lola, non, parce que, une T-Rex… » Il se tourna vers la femelle enragée : « Désolé, Madame… c’est pas très attirant, quoi. » N’importe quoi, même un arbre lui aurait rappelé Lola. Mais John était vraiment en manque. « En manque d’amour… » La T-Rex le fixait. « Non… Hé ! Vous avez vu ? Elle m’a souri ! La T-Rex m’a souri ! »

- Eh oui chéri, je te souris, tu me plais bien, tu sais.

« C’est un truc de ouf ! UN TRUC DE OUF ! »

La T-Rex avançait déjà sa grande gueule baveuse vers le visage de John…

dino

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Anna en 3002...

Une fois dehors, John était dans la rue et flottait dans les airs. Toujours, des objets volaient, des sortes de voitures volaient. Mais à l’intérieur de ces véhicules, les gens maintenant apparaissaient d’une blancheur qui faisait mal aux yeux. John eut peur, et bientôt une terrible envie de... Il devait trouver des toilettes ! Alors il décida de « marcher »… et il vola, vola jusqu’au café ofu. Il eut l’impression d’y être déjà entré, tout à l’heure mais aussi une autre fois, il y avait très longtemps. Il demanda où étaient les w-c, le barman ne comprit pas. John chercha tout seul, il les trouva. Il pleura. Une fille arriva, d’une grande beauté.

- Lola, c’est toi ? 

- Non, moi c’est Anna. Mon arrière-arrière-arrière-arrière-etc-grand-mère s’appelait Lola ! Tu viens d’où ?

- Je… A l’origine, de New York. Je m’appelle John. J’ai tué toute ma famille et tous les gens de ma ville, c'est-à-dire New York.

- Pour ton info, New York n’existe plus depuis 200 ans !

John ne savait pas quoi dire, il était choqué à vie !

- Mec, on est en l’an 3002, et de ce que je comprends, tu es paumé. Viens.

John la suivit. Il regarda les voitures volantes, les vélos qui roulaient tout seul, il regarda Anna-Lola s’envoler… Quelque chose de dur le cogna. No Future. Trou noir.

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Lévitation et téléportation

- Eh ! Fais gaffe, sale plutonien !

- Va donc à la RDC (Remise De Conduite)

John avait déboulé dans un lieu étrange, plein de voitures au genre futuriste en lévitation. Tous les objets lévitaient. Même ce qui était vivant. Des êtres humanoïdes, de peau couleur anthracite, avec des oreilles et un nez presque inexistants, dotés d’un seul œil et d’une chevelure abondante. Ils allaient tous au même endroit, vers un bâtiment (flottant lui aussi), ressemblant à lieu religieux. John avait pris place dans ce qui paraissait être un taxi, et était donc obligé de ne pas se faire remarquer, mais il comprit très vite que ce ne serait pas laborieux : en regardant dans un miroir qui se trouvait dans son blouson (le même que celui des étranges êtres) il vit qu’il était pareil qu’eux !

Arrivé au monument, John descendit et suivit le plus grand groupe, pensant qu’il se fondrait mieux dans la masse. Quand il entra, un prêtre l’examina comme les autres, et le laissa passer. Pendant la prière, le prêtre le plus important le désigna pour récolter de la monnaie. Il eut peur, fit malgré tout un pas en avant et dit : « D’accord ». Sauf que ce ne fut pas ce mot qui s’échappa de sa bouche mais : « Dberddeba ». Il avança, comme téléguidé, prit le panier prévu pour récupérer les sous, et disparut. Au départ, il crut que c’était contre sa volonté, mais il comprit qu’il s’était sorti de ce mauvais pas tout seul : il avait usé de la technique de la téléportation. Il se trouvait à présent devant un café, appelé à cette époque ofu, et plus particulièrement devant celui qui le sauverait : il l’avait vu lorsqu’il était encore dans le taxi, et avait aussi remarqué que beaucoup de monde s’était agglutiné devant. Il entra donc, fouilla ses poches, et trouva l’argent de la quête. Il acheta une seule chose : un liquide violet et gluant, le but, et se sentit revigoré.

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Science-fiction ?

John découvrit une œuvre qui ressemblait à une cage translucide, toute de verre et placée à la verticale. Ou était-ce un ascenseur ? C’était ouvert, il entra. « 3, 2, 1… » annonça une voix. John cria avant de disparaître. Il eût l’impression d’être avalé, secoué, de tourner… avant d’ouvrir les yeux, et de voir une immense rue piétonne, grande deux fois comme Fifth Avenue à New York. Enfin, piétonne… les humains se déplaçaient dans des bulles en verre, qui suivaient des tracés au sol. Et John se trouvait au milieu de tout ça, debout au milieu des assis. Et les regards commencèrent à le scruter. Il commença à courir, passa deux carrefours, tournant à gauche, à droite, et ne voyant aucune route : seulement un sol blanc parcouru par des circuits noirs et arpenté par ces étranges bulles. Il finit par s’assoir et s’endormit à un angle de deux « rues ». Quand il se réveilla, il se trouvait dans une chambre blanche, entouré de personnes obèses et sans dents. Un homme prononça une phrase incompréhensible. John leva la tête et tenta d’apercevoir un quelconque panneau dans le couloir. Le seul qu’il vit donnait des indications avec des lettres ne ressemblant en rien à celles qu’il connaissait. Il baissa la tête. « Non, se lamenta-t-il, c’est pas possible… » Le visage de l’homme s’illumina, et il prononça un mot, toujours incompréhensible. Quelques minutes après, un autre entra et s’assit. Le premier parla encore, s’adressant au second, qui se tourna vers John.

- Qui être ?

John ne put s'empêcher de pouffer de rire.

- Moi, John Bordas, répondit-il avec une pointe de sarcasme. Où suis-je ? Qui êtes-vous ? continua-t-il beaucoup plus sérieux.

Comme l’autre fit les yeux ronds, John répéta, plus doucement :

- Quel être cet endroit ? Qui être ?

- Sommes à Ta, Etar, Fatene. Mon nom est Poka. Et je parle ta langue. Et tu dois regarder ça.

Un écran s’alluma. Le film proposait le spectacle de robots qui se battaient les uns contre les autres dans une arène.

- Tu veux participer au tournoi ?

Entrevoyant peut-être un moyen de fausser compagnie à son nouvel « ami », John dit :

- Ecoute, Poka, je relève le défi ! Que dois-je faire ?

- Tu dois aller t’inscrire au magasin des robots, et choisir ton robot, là-bas.

- C’est où, là-bas ?

- Tu n’as qu’à sortir dans le couloir.

Ce que John fit, sans se faire prier.

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