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Le Rom@n Tic › John Bordas - Episode 7

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mardi, juin 21 2011

Un empereur nommé Néron

John se dirigea vers la fenêtre et fut ébloui par le panorama. A ce moment-là, un homme déboula dans la pièce. Il était bien coiffé, grand, beau et élégant, bien qu’il eut quelques kilos en trop. Quelque chose se dégageait de cette personne, une sorte de prestance royale. Stupéfait, John reconnut en cet homme intimidant le fou qu’il avait sauvé des flammes quelques heures plus tôt ! Après quelques instants pendant lesquels les deux drôles de personnages se dévisagèrent, Néro dit :

- Qui es-tu ? Un esclave, un gladiateur, ou autre chose ?

- Heu…

- Tu peux tout me dire, tu m’as sauvé la vie, je te jure que même si tu es un esclave qui s’est enfui, je te rachèterai, te donnerai la liberté et ferai de toi un homme riche. Dis-moi, qui est ton maître ?

- Non, non, je ne suis pas un esclave ! Juste un voyageur, qui vient de loin. Mais… toi, qui es-tu ? Tu sembles riche, t’as des gardes qui viennent te récupérer, alors, t’es qui ? Un bourgeois ?

- Tu dois vraiment venir de loin pour ignorer qui je suis après avoir entendu mon nom, cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé de gens comme toi, dit Nero avec le sourire. Sais-tu seulement où tu te trouves ?

- Non, répondit John.

- Tu te trouves à Rome, capitale du plus grand empire au monde, ma ville. Je suis Nero, l’empereur.

John pâlit, il murmura ; « Néron ». Ses lointains souvenirs de l’époque où il écoutait encore en cours lui permirent de se rappeler qu’au temps de l’empire romain, un empereur nommé Néron (Nero en latin) avait mit Rome à feu et à sang… Ou alors ça se passait en Grèce ? Finalement, il ne savait plus.

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lundi, juin 20 2011

"qu'il me suive..."

John était ébahi. Il se trouvait dans une grande chambre avec un lit immense. Peu de temps après avoir sauvé la vie de Nero, des gardes avaient débarqué dans la rue. Ils avaient hissé Nero sur une litière. Au moment de partir, Nero avait dit :

- Donnez-lui un cheval et qu’il me suive.

Deux soldats lui avaient alors amené une espèce de monstre qui ressemblait de très (très, très) loin à un cheval. Avec l’aide des gorilles de Nero, il était parvenu à monter en selle ; après plusieurs chutes plus ou moins ridicules et acrobatiques, ils étaient arrivés devant un palais. Quand il était descendu du cheval, un serviteur était venu le chercher et l’avait conduit à la chambre… où il se trouvait actuellement.

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Au feu !

John était couché dans un bassin vide, dans une pièce rectangulaire avec plusieurs objets qu’il n’avait jamais vus. Il n’accorda pas longtemps beaucoup d’attention au mobilier car un autre « détail » l’alarma : la maison était en feu ! Se relevant à toute vitesse, il fonça vers la sortie qu’il avait repérée de loin. Il déboula dans une rue pavée, et bientôt découvrit une ville qui aurait sûrement été magnifique en d’autres circonstances mais, problème : elle brûlait ! John, terrorisé, dans une rue déserte en flammes, ne comprenait strictement rien. Le silence régnait dans la ville, seulement troublé par le grésillement du feu qui dévorait tout ce qui se trouvait sur son passage.

Soudain, un rire un peu fou se fit entendre. John se précipita dans sa direction, et après avoir tourné à un croisement, aperçut un homme, de dos. Il était assez gros, vêtu d’un drap blanc avec une barde rouge, sous un porche qui vivait ses derniers instants. Alors que le toit allait très certainement lui tomber sur la tête, il riait.

neron

Pris d’une pulsion d’héroïsme, John se jeta sur l’homme, lui évitant de finir écrasé ou calciné. De nouveau dans la rue au moment où le porche s’effondrait après une longue agonie, le garçon regarda celui qu’il venait de sauver : il avait les yeux froids d’un fou, calculateur, intelligent et machiavélique. L’homme dit :

- Tu viens de me sauver la vie. Moi, Claudius Néro, je te suis à jamais redevable.

Et il recommença à rire.

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