Documents annexes › Autour de Xavier...
lundi, juin 22 2009
Xavier rêve encore
Par Nicolas le lundi, juin 22 2009, 11:06
Trois mains se tendent, griffues, sales. Les mains entraînent Xavier dans une pièce sombre. Il distingue les silhouettes de ses frères. Soudain, le premier se transforme en serpent, le second en lièvre et le dernier en rat. Il court pour leur échapper. Il y a un gouffre. Il tombe dans un ciel vert avec des nuages roses goût sucré. Derrière les nuages se cachent des mains blanches et froides qui essaient de le retenir. Les formes des cumulus changent, grandissent, deviennent plus foncées, d'un rouge plus soutenu. Des lèvres apparaissent pâles et molles qui sourient. Elles s'entrouvrent sur des dents éclatantes. Une myriade d'étoiles aux reflets verts entourent Xavier, semblent le regarder. Elles lui murmurent des paroles rassurantes. Un parfum douceâtre flotte dans l'air, qui devient rapidement écoeurant, puis étouffant. Xavier se réveille.
Xavier rêve...
Par Nicolas le lundi, juin 22 2009, 11:05
Xavier s'endort en cours de français.
Dans une plaine verte et dans l'air goût de citron, il rencontre ses trois frères qui se transforment en araignée, rat, serpent. Il leur fonce dessus, il court et se cogne à un mur. De plus près, il voit que c'est une porte avec le nom de son institut. Tout à coup, la porte s'entrouvre : apparaît Ice Lajacoumamalou qui s'avance et le frappe. Xavier ne ressent pas la douleur mais se réveille en sursaut.
Dialogue entre frères
Par Nicolas le samedi, février 7 2009, 11:34
Xavier : Salut les brothers !
Tic, Tac et Toc : ...
Xavier : Salut les brothers !
Tic, Tac et Toc : ...
Xavier : Salut les brothers...
Toc : Dégage, le mioche !
Tic : Ouais : Casse-toi !
Tac : Tu nous casses les pieds !
Xavier : Mais qu'est-ce que vous avez ?
Tic, Tac et Toc : On en a marre de nos surnoms débiles !
Toc : Va te faire raper les cheveux !
Tic : Face de rail !
Xavier : J'vais chez le dentiste l'année prochaine...
Tac : On s'en fiche !
Xavier : Au fait, vous allez en ville ce matin ?
Toc : Ca te regarde pas.
Xavier : Ah... C'est pas mon jour aujourd'hui !
Tic : C'est jamais ton jour !
vendredi, février 6 2009
Texte inédit du père de Tic, Tac et Toc – Chanteur oublié
Par Nicolas le vendredi, février 6 2009, 11:34
J'ai tant besoin de toi
Sans toi je ne suis rien
Tu es la plus
Quand mes cheveux étincellent
Blonds comme les blés
Et que j’te roule un râteau une pelle
J’me doute qu’tu vas tomber
Quand ton regard
Se pose sur mon corps
Je sais, rien qu’à te voir
Que j’suis un mec en or
Que je t'aime Que je m’aime, que je m’aime, que je m’aime
Que je m’aime, que je m’aime, que je m’aime
Quand j’te sors une vanne
Tu ricanes comme une caneun âne
Et quand j’suis avec mes potes
Tu trouves que j’ai vraiment la côte
Le mieux, c’est quand j’suis en concert
Et que j’vois toutes ces dindes
Avec les mains en l’air
Là, c’est sûr, c’que j’fais, c’est dingue
Je ne pense qu’à toi Je ne pense qu'à moi, moi, moi, moi
Je ne pense qu’à moi, moi, moi, moi !
Ce qu'en pense Ice
Par Nicolas le vendredi, février 6 2009, 11:25
Je marchais tranquille dans la forêt au moment où cet abruti de rouquin m’a foncé dessus. Il a un gland dans la tetê ou quoi ? Non mais je vais lui faire sa fête à ce bouffon ! Il se prend pour qui ? C’est MA route ici !
- Non mais, j’hallucine ! T’as cru que j’étais ton ami ou quoi ? J’vais te casser la tête ! Et puis, me look pas ça com’ sinon j’t’arrache les yeux !
Pars pas ! Si j’t’attrape j’te jure j’te démonte !
Non mais ! Carrément, le nain ! J’vais le rattraper et lui défoncer la tête !
…
Abusé ! Il court trop tevi !
OU ENCORE :
Je chassais dans la forêt quand tout à coup un abruti a foncé sur moi et m'a fait louper mon tir. L'animal était trop rare et dire que cet espèce de rouquin l'avait fait s'échapper, Je l'aurais tapé ! Le rouquin est parti en courant, je l'ai poursuivi en l'injuriant... mais apparemment ça ne le blessait pas alors ça m'a mis encore plus en rogne.
OU ENCORE :
- Faute ! Faute ! Vendu d’arbitre ! Mais faute, là !
- Arrête de beugler, on pourrait t’entendre…
Une silhouette se profile. Dans un léger grincement, la porte s’entrouvre et une ombre observe la scène. Les yeux rivés à un écran de télé, un homme agite les bras en bougonnant. L’autre individu se tient debout sur un tabouret, tournant le dos à son comparse. Il lit un vieux journal, Le Planétaire, disparu depuis deux ans.
C'est toujours pareil, ces gardiens, on se demande à quoi ils servent. Payés pour ne rien faire et la télé en prime. On entre et on sort de cette école comme dans un moulin. Le portail n'est jamais surveillé. Je m'appelle Edward Lajaocumamalou. Ice, de mon surnom. Je viens de sécher le cours d'anglais. Encore. Qui s'en soucierait ?
La forêt est tellement plus belle et surtout plus riche que n'importe quel cours de ce fichu centre. C'est l'automne. Les dégradés de rouge sont magnifiques et le vent soulève mes vêtements, menaçant de faire tomber ma casquette. J'adore cette saison. J'adore l'automne. Mais je hais cet institut et encore plus ces salauds de vieux : ils m'ont abandonné, sous prétexte que je devenais violent. Deux ans que je suis enfermé dans cet internat hors d'âge, enfin... si j'oublie mes multiples escapades. De toute façon je partirai bientôt. Légalement, bien sûr. Pourquoi se compliquer la vie ? J'ai prévu mon coup, je vais...
Ouch ! ! ! C'est quoi, ça ? Ca fait mal ! C'est de la même couleur que les feuilles : dangereux, ça... Ah non, c'est Xavier. Il mérite bien d'être dans cette école, lui. Un idiot fini. Et un bon bouc-émissaire aussi. Un bon coup de boutoir, et bien placé en plus, rien de tel pour les nerfs (les miens). J'ai besoin de me défouler après les deux heures de français auxquelles je n'ai pu échapper. Désolé, Xav. Mauvais endroit, mauvais moment. Pour toi, bien sûr...

