Oriana regarda par les vitres teintées : pas de boutiques, mais des forêts ; pas de personnes célèbres, mais des paysans et des vaches. Elle se sentit perdue. Ici, elle serait loin de sa fortune et de ses chaussures à talons. Elle serait loin du monde, loin de tout. La limousine s'immobilisa, elle stressa énormément : « Non ! Je vous en supplie ! Ne me laissez pas descendre ! » cria-t-elle à Paul en l'attrapant par le col de son costume.

Florence aussi stressait, angoissait et même tremblait, la réalité alentour s’en trouvait troublée… Elle était au bord des larmes.... Les autres… La voiture s’arrêta trop brusquement, et le choc lui enleva sa retenue, elle laissa s’écouler ses larmes… Il y eut, après ça, un : « Ca va, Flo ? » Eh bien non, comme d’habitude, non… Elle osa sortir de l’habitacle, mais traîna les pieds... et s'assit après une courte marche. « Les autres » l'attendaient.

« Quentin, nous sommes bientôt arrivés », grommela le beau-père.

Enfin, on approche... Pas trop tôt ! Ils ont enfin arrêté de se crier dessus, devant, maintenant ils boudent. Les rocs qui entourent Saint Antonin sont super hauts… J'imagine le nombre de personnes qui se sont jetées du haut de ces falaises ! Et puis, dans les bois, il doit y avoir des loups, j'adore les loups, ils sont rapides, puissants, et ce sont des créatures de la nuit... J'adore les loups. Je préférerais vivre avec eux plutôt qu'avec ma mère et mon beau-père et leurs interminables disputes. Voilà le village ! Je m'attendais à le trouver ennuyeux, normal mais il est sombre, avec des ruelles tortueuses, un lieu propice au meurtre !

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