John avait-il vraiment perdu la tête ?
Par Mme Belaygues le lundi, juin 27 2011, 14:03 - John Bordas - Episode 9 - Lien permanent
John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se sentit bizarre pendant un court moment, puis il reconnut l’auberge de son jeu vidéo, celui auquel il avait joué juste avant la coupure d’électricité. Il était dehors, en face du fameux « bar ». Et il pleuvait des cordes, oui, des cordes ! A ce moment même, il aperçut Lola à travers la fenêtre en train de servir une bière à quelqu’un. John entra en vitesse dans l’auberge, puis essaya de parler à Lola. Il était un peu angoissé, puisqu’il ne savait toujours pas parler aux filles, surtout à celle-là, mais il prit sur lui et la rejoignit. N’osant pas, il chercha un ordinateur pour lui écrire un mail. Mais à cette époque, trouver un ordinateur s’avérait impossible, et surtout sur une île déserte. Il dût, pour la première fois de sa vie, prendre une plume et de l’encre pour écrire une lettre.
John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se sentit bizarre, pendant un court moment, puis il reconnut l’auberge de son jeu vidéo, la fameuse ! Jeu vidéo auquel il avait joué juste avant la coupure d’électricité. Il était dehors, en face de ce bar aux allures de pub irlandais. John contempla la porte toute de bois faite, l’enseigne, peinte sur la porte comme les stickers modernes, était répétée de nombreuses fois à tel point qu’on ne pouvait discerner que la couleur dominante, à savoir le JAUNE !
Avait-il vraiment perdu la tête ? Jaune, comme l’astre lumineux. Alors qu’il pleuvait des cordes, oui, des cordes ! John attrapa un bout en songeant qu’il en aurait sûrement besoin. A ce moment-même, il aperçut Lola à travers la fenêtre en train de servir des bières à des marins déjà ivres. Deux émotions contradictoires vinrent le bouleverser : d’un côté, une joie immense de la retrouver, de pouvoir la serrer contre lui, de la revoir se morfondre entre les tables. Mais il trouvait un peu réducteur de cantonner sa bonne amie à ce rôle secondaire de serveuse – néanmoins parfaite.
John avait-il vraiment perdu la tête ? Il se décida à entrer dans le bar. Il voulait parler à l’idole. N’osant pas l’aborder, il chercha un ordinateur pour lui écrire un mail, oubliant qu’il était dans des temps bigrement reculés. Il dut se résoudre à prendre pour la première fois de sa vie une plume, de l’encre et écrire.
John avait-il vraiment perdu la tête ?
Commentaires
Et oui c'est bien là la question Perdre ou ne pasperdre la tête ? That is the question comme aurait dit Hamlet... Mais attention lui a vraiment perdu.. Ophelie !
Je profite de cet épisode pour vous dire que j'aime bien votre feuilleton à épisode. C'est drôle, enlevé avec plein de grains de folie comme j'aime. On sent une vraie jubilation à inventer au fur et à mesure... à se retrouver ensemble pour faire avancer l'histoire. Bref ! félicitations à tous...
et un gros bisou à Patrick Goulesque aux dessins toujours aussi décoiffants.
Michel Piquemal
Bravo à tous. Très drôle et aussi très vivifiante votre histoire. Bonne continuation pour ce feuilleton (j'adore les séries), des tas de saisons à venir, du chaud et du froid autant que vous voulez.
Amicalement,
Claudine Aubrun
Je suis impressionnée par le travail des écrivains en herbe et de tous ceux qui les ont accompagnés et soutenus dans cette aventure. A chaque époque son ton, ses détails historiques et sa verve. Un exercice toujours difficile, celui du dialogue, a été mené efficacement. On sent que l'expérience a su fédérer tout le monde.
Alors un grand BRAVO !
Il me semble déceler dans cette succession de délires un mélange stoechimoétrique des deux composants humour et imagination. Ne serait-ce pas de la ... fantaisie ?
Bravo à tous, et bon vent !
Et juste un conseil de lecture (pour ceux qui ne le connaissent pas encore) : Le vent dans les voiles, de Jacques Perret. Vous y retrouverez John Bordas plus vrai que nature.
Stoechimoétrique ou stoechiométrique ? En tous cas, presque aussi mystérieux et imprononçable que Brardbordgarg !
Bravo, quelle énergie, quelle imagination, quels talents d'expression. C'est en lisant qu'on devient liseron (a dit Raymond Queneau qui s'y connaissait). Certains ajoutent que c'est en écrivant qu'on devient écriveron... Grâce à la lecture et à l'écriture, la vie tourne BEAUCOUP plus rond (ça c'est moi qui le dis). Je vous souhaite à tous un bel eté, plein de fabuleuses lectures.
Fanny Joly
Je ne vais pas vous en remettre une couche, les gars (et filles) allez jeter un œil à mes commentaires et faites la synthèse :))
J'ai passé un bon moment de lecture.
Ces mots ont l'odeur de ceux qui sortent d'un Carnet Jauhn - le plus recherché des mots-valises ! Plus encore, ils semblent découler d'une dame semi-défenestrée ... Rien de macabre. C'est juste très réussi.
C'est simple : j'aurais pas fait mieux !
Bravo à toutes et tous, et pourvu que ça dure.
Je suis tombé sur une très vieille photographie représentant un navire en train de quitter le port, et soudain m'est revenue l'expression "mettre les bottes", euh, "mettre les bouts" (with accent).
Alors là bravo pour ces aventures échevelées et cette belle synergie de groupe : l'écriture est soignée, pas dénuée d'humour, mais surtout on sent que vous avez eu plaisir à conter cette histoire, et le plaisir est contagieux ! à quand la suite ?
Ouaaaaaaa!!!!!!! Un acteur de cette trempe est sur ce site!! Mais c'est pas vrai!!
*saute partout*
Merci et bravo à tous pour ce chouette moment de Lecture ! (Et merci à Nicolas de m'avoir guidée jusqu'à vous.)
C'est vrai que c'est un super-projet ! Plaisant pour nous lecteurs et je suis sûr excitant, vivifiant,enthousiasmant pour vous( même si parfois, en tant qu'écrivain, on s'arrache les cheveux pour trouver une idée, une phrase ou même un mot !), mais c'est cela la magie de l'écriture et vous l'avez touchée du doigt !
Il faut une suite à ce magnifique projet