A présent, le monde que Yuuki avait connu ne serait plus jamais le même. Sa séparation de Yaka’ et sa famille, c’était maintenant ! Elle se retourna lentement comme dans un mauvais film d’horreur, mais elle n’en prit conscience que lorsque son geste fut terminé. Elle regarda Yakarire qui pleurait. Elle le serra dans ses bras, avec la plus grande force dont elle était capable… Ses adieux avec la mère de ce même Yaka’ furent beaucoup plus formels.

Oriana ne voulait, mais alors vraiment pas, rester ici. Elle serrait le col de Paul plus comme une balle antistress que comme un col. Mais elle sentait déjà son maquillage s’ébrécher, se craqueler. Elle lâcha donc son jouet zen pour prendre sa trousse de maquillage. Malheureusement pour elle, Paul était bien loin d’être aussi stupide que ce qu’imaginait Oriana, et celui-ci prit la tangente en moins de deux. Elle se retrouva alors « seule », désemparée dans ce monde boueux.

La mère de Florence susurra à sa fille effrayée :

- Ne t’en fais pas, ma chérie.

- Et je devrais faire quoi ? Vous me laissez là ! Comme un chien qu’on dépose à la SPA !

Elle tremblait de tout son corps, flocon chutant du plafond de ce monde, et cela n’était pas qu’une image, ses genoux flanchaient déjà, elle tomba, à genoux, en pleurs… Elle avait froid à présent, elle rouvrit les yeux face à la sortie… et rien. Une agglomération de brindilles comme dans les westerns aurait pu passer car devant elle, il n’y avait rien.

- Quentin ? Quentin !

Ils me font signe de venir avec eux ?  Ah, ils veulent que je leur dise au revoir. Je vais leur tourner le dos.

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