Ce même matin, Oriana quitta son quartier chic de Paris, conduite par Paul, son chauffeur, dans la belle limousine de son père. Elle se demanda si elle n’avait pas oublié son maquillage et son miroir qui ne la quittaient jamais. Ses parents avaient souhaité qu’elle parte là-bas pour découvrir une autre vie que celle de milliardaire. Elle se demanda ensuite si elle n’avait pas oublié son survêtement « friqué » à paillettes dorées. Elle retourna sa valise pour le retrouver, c’était son survêtement fétiche. Puis elle questionna Paul : Là-bas, y aurait-il des banques ? Et si oui, y aurait-il des boutiques de marques et des bijouteries pour dépenser l’argent ? Elle partait pour une « espèce de colonie »... Elle n'avait jamais entendu ce mot auparavant. Serait-elle logée dans un hôtel 5 étoiles ? La servirait-on comme le faisait Alexandre, son majordome ? Y aurait-il de beaux garçons ? Oriana posait des questions mais elle craignait le pire. Elle supposait que le premier truc qu'elle verrait en sortant serait de la terre mouillée, des porcs, et qu'après elle mangerait des patates tous les jours...

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